Présentation

                                                       Physiopathologie et traitement des hépatites virales

Prof.Dr_.-Patrick-Marcellin

Professeur Patrick Marcellinmail_rouge48

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Professeur Tarik Asselahmail_rouge48

Les hépatites chroniques virales B et C représentent un problème majeur de santé publique (600 000 malades en France avec une forte morbidité et mortalité ; 5000 décès par an). Le service d’hépatologie de l’hôpital Beaujon est un grand centre international d’essai clinique sur les hépatites virales et l’interaction étroite avec notre laboratoire nous permet de développer de nombreux projets de recherches cliniques, appliqués et translationels.  Nous suivons de larges cohortes de patients non traités (histoire naturelle) et traités (impact à long terme des traitements). Pour ces malades suivis depuis de nombreuses années, nous disposons d’une base de données clinique et biochimique ainsi que d’une biothèque (tissus et sérums). Ce matériel précieux nous permet de développer différents projets fondamentaux et cliniques et des collaborations avec d’autres laboratoires.  Notre projet est de poursuivre une forte activité d’essais thérapeutiques et de d’étendre nos projets de recherche translationelle pour une meilleure compréhension de la physiopathologie et de la réponse aux traitements des hépatites virales B et C. Les travaux actuels (génomique, transcriptome, miARN expression…) seront poursuivis avec un effort particulier pour maintenir une recherche translationelle de qualité.

Projet de recherche :

La connaissance de l’état histologique du foie est une donnée indispensable pour établir le pronostic et poser l’indication du traitement d’une hépatite virale. Le degré de fibrose hépatique est généralement évalué par l’examen histologique, ce qui implique d’effectuer un geste invasif qui n’est pas un examen anodin, aisément «standardisable». Dans notre laboratoire, une partie de nos recherches s’orientent vers l’identification de nouveaux marqueurs génétiques directement associées aux processus de fibrogénèse. Le but est d’identifier des marqueurs sériques fiables, non invasifs et pronostic de la fibrose pour le suivi des hépatites chroniques virales. Nous nous intéressons particulièrement à l’expression des miARNs, qui constituent des marqueurs de premier choix grâce leur grande stabilité.

Nous étudions les marqueurs prédictifs de la réponse au traitement, dans le cadre de l’hépatite C et de l’hépatite B. Nous avons établi des profils d’expression de gènes associés à la réponse au traitement dans les deux maladies. De manière intéressante, l’analyse de l’expression de ces gènes permettrait de caractériser les patients ayant les plus grandes chances de répondre au traitement antiviral, avant son initiation. De plus au cours du traitement la connaissance de certains de ces marqueurs peut aider à la prise en charge du patient et au choix d’interrompre le traitement.

Les polymorphismes de l’IFNL3 sont particulièrement associés à la réponse au traitement interféron-pégylé et ribavirine chez les patients atteints d’hépatite chronique C. Les études qui ont permis l’identification de ces associations portaient principalement sur les patients infectés par le génotype 1. Dans notre équipe, nous avons démontré cette forte association chez les patients infectés par le génotype 4. De plus nous avons montré, que l’expression du mir-122, qui régule l’expression du virus de l’hépatite C, était particulièrement associée aux polymorphismes de l’IFNL3. Nos travaux suggèrent que la régulation de l’expression de mir-122 pourrait être liée aux mécanismes moléculaires contrôlés par les polymorphismes de l’IFNL3.

Cependant, dans le cadre de l’hépatite B, nous avons montré que les polymorphismes de l’IFNL3 n’étaient pas associés à la réponse au traitement à base d’interféron. Nos travaux ont permis de souligner, l’importance de l’Antigène HBs (AgHBs) en tant que marqueur, chez les patients chroniquement infectés par l’hépatite B. La perte de l’AgHBs est le but ultime du traitement et le suivi de ce marqueur au cours du traitement, permet d’identifier les patients ayant les meilleures chances de répondre. De plus, une étude de notre groupe a permis de démontrer une association entre le taux d’AgHBs au niveau sérique et la fibrose hépatique. Ces travaux confirment l’intérêt du suivi de l’AgHBS au cours de l’hépatite chronique B.

Les Pr Asselah et Marcellin sont impliqués en tant qu’investigateurs principaux dans de nombreux essais thérapeutiques internationaux. Ces études ont permis la publication de différents articles scientifiques décrivant l’efficacité des différentes combinaisons thérapeutiques.

Depuis 10 ans, Patrick Marcellin organise un congrès qui réunit les hépatologues du monde entier (www.aphc.info). Lors de la dernière édition en janvier 2014, nous avons accueillis 1300 personnes venant de plus de 70 pays différents. Le congrès a pour but de présenter les progrès des traitements et de la prise en charge des patients atteints d’hépatites virales B et C.

Meilleures publications
Composition de l'équipe
Equipe Patrick Marcellin, PUPH
Chercheurs Christine Aurières, attaché
  Tarik Asselah, PUPH
  Giovanna Borghi-Soazec, attachée
  Nathalie Boyer, PH
  Corinne Castelnau, attachée 
  Laurent Cattan, attaché
  Alexandrine Di pumpo, Attachée
  Nathalie Giuly, attachée
  Patrick Marcellin, PUPH
  Michèle Pouteau, attachée
  Véronique Sitruck, attachée
Post-doctorant
Ingénieurs et techniciens Soumia Chenakeb, TEC
  Simplice Dzamitika, ARC 
  Audrey Gilibert, ARC
Mama Fofana, ARC
Reda Nait Arab, TEC
Stéphanie Narguet, TEC APHP 
Ouissam Ouili, TEC
Catherine Zurita, ARC